Je fais ce métier car je m’intéresse avant tout à la complexité et au caractère unique de la relation qui peut exister entre un chien et son humain d’attachement. Si une personne est convaincue que son chien n’a pas ou très peu d’émotions, si elle croit qu’il n’a conscience de rien ou que sa subjectivité est limitée, nous ne sommes pas faits pour travailler ensemble car je ne pourrai pas venir en aide à cette personne. Pour l’aider, il faudrait intervenir directement sur son chien. Or, je ne peux pas envisager qu’un chien doive porter le poids du changement parce qu’il serait responsable de tous les maux. Quand le gardien se trouve dans une dynamique constructive, et ceci malgré toutes les difficultés rencontrées, il me permet de faire véritablement mon travail, et je l’en remercie sincèrement. C’est parce que je m’intéresse à l’humain et à ses capacités d’évolution et de changement que je peux vraiment aider son chien.
>>> Le gardien reconnaît son chien en tant qu’être subjectif.
Il n’est plus un individu à “corriger”. L’humain d’attachement comprend que son chien a une vie émotionnelle riche, une perception du monde et de la relation qui l’unit à lui, une sensibilité et une histoire personnelle qu’il aura à prendre en compte à l’avenir. Il cesse de voir son chien comme un objet éducatif et découvre en lui un partenaire relationnel. C’est humainement développant, c’est pourquoi je rejette toutes les visions mécanistes du chien, même quand elles sont joliment enveloppées de friandises. On ne peut pas évoluer sainement avec son chien si on ignore sa vie intérieure.
>>> Le gardien prend conscience que le problème n’est pas son chien.
Il m’est impossible d’aider quelqu’un qui pense que son chien constitue “le problème”. Mai quand les difficultés sont comprises comme étant relationnelles et environnementales, jamais unilatérales, je sais que le meilleur reste à venir. Par ses comportements désagréables mais adaptatifs, le chien exprime quelque chose d’un système, dans un contexte donné et une dynamique à modifier. Les humains que je coache savent que changer uniquement le comportement du chien reviendrait à faire taire un symptôme. C’est éthiquement inentendable pour moi. Le comportement du chien a toujours du sens pour celui qui s’y intéresse. Il parle d’émotions, de stress physiologique, d’incompréhension, de blessures relationnelles et de maladies parfois. Mais tout peut s’améliorer ou changer.
>>> On ne fait pas porter la responsabilité au plus vulnérable.
Le chien ne peut porter le poids du changement car cela reviendrait à conforter le déséquilibre de pouvoir qui existe entre lui et l’humain en général. Même avec le gardien le plus modéré, la vie du chien est décidée, organisée, sans auto-détermination. Il serait d’une injustice profonde d’accepter que le plus dépendant des deux soit celui dont on attend le changement. On ne corrige pas l’être fragile pour préserver le confort du plus fort. Cela n’a aucun sens. Et humainement, c’est très critiquable.
>>> Je travaille d’abord avec l’humain… pour aider son chien.
Cela peut sembler paradoxal, mais c’est central. Le chien ne peut pas changer durablement si son environnement ne change pas. Les contextes, émotions et difficultés des gardiens influencent directement les comportements de leur chien. Aider l’humain à évoluer, c’est alléger la charge émotionnelle du chien. Ainsi, le chien qui porte les tensions invisibles de son humain peut soudain s’apaiser quand son gardien embrasse cette dynamique de travail.
>>> La capacité de transformation humaine est incroyable.
L’humain n’est pas figé. Même en difficulté, il peut apprendre, comprendre, se remettre en question. Le travail n’est pas basé sur la culpabilisation de l’humain ou la victimisation du chien, mais sur la modification des perceptions et perspectives de chacun. Comme son chien, l’humain est imparfait, mais il est assurément perfectible, à condition de se montrer engagé et responsable.
>>> Si vous souhaitez inverser le modèle classique de l’éducation canine, je suis là.
Ensemble, on ne changera pas votre chien pour que votre vie soit plus confortable. On épanouira plutôt votre relation pour que votre chien se sente mieux, et progresse naturellement dans une dynamique renouvelée. Mon approche est systémique, émotionnelle et relationnelle, pas comportementaliste au sens strict.
En somme, je ne suis pas là pour faire en sorte qu’un chien s’adapte à un humain qui ne se remet pas en question. Je travaille avec des relations, pas avec des symptômes. Comme nous, le chien est un être sensible, et c’est donc à l’humain — celui qui a la responsabilité du pouvoir de décision — d’ouvrir un espace éthique d’expression, de compréhension et de changement. Pour que votre chien se sente respecté et puisse évoluer, la relation qui vous unit à lui est mon principal lieu de travail.

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(mensuelle)

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calender 22 septembre 2025