JE LUI FAISAIS CONFIANCE, IL M’A MORDU…
Ce n’est que lorsqu’un chien a confiance en nous que nous pouvons avoir confiance en lui. Si les humains se répétaient plus souvent cette phrase, il y aurait moins d’accidents, et plus de patience envers les chiens adultes adoptés.
On parle souvent de la confiance comme d’un lien à construire, mais on ne rappelle pas assez que cette confiance ne se réclame pas, elle se reçoit au moment venu.
La confiance ne se doit pas. Elle n’est jamais une dette que l’animal aurait envers nous parce que nous l’avons adopté ou « sauvé ». Elle n’est pas non plus un objectif à atteindre à tout prix, ni un droit que l’on peut exiger.
La confiance ne supporte ni la contrainte, ni l’impatience.
Pour beaucoup — et particulièrement pour les chiens adultes adoptés — la confiance est une terre brûlée qu’il faut laisser reverdir. Elle demande du temps, de la distance, du silence, des gestes justes, et surtout une profonde capacité à respecter celui qui n’est pas encore prêt.
Alors seulement ensuite, la relation pourra naître et s’épanouir, quand le chien aura senti qu’il peut déposer un peu de lui-même sans prendre de risque. C’est là que nous pourrons doucement commencer à lui faire confiance à notre tour.
Pas avant.
La véritable rencontre ne commence pas quand nous décidons d’aimer un chien. Elle commence quand il est convaincu qu’il peut nous faire confiance. Et pour certains chiens, cela prend du temps.
Pensez-y bien avant d’adopter ou avant de le ramener au refuge parce qu’il vous a mordu alors que vous vouliez le laver dans les 24 heures de son arrivée chez vous.