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Un chien de berger, c’est ça.

Exalté, sale, mouillé, épris de liberté…Ça adore les grands espaces. C’est une passion viscérale. Il aime les plaines, les champs, les forêts, les plages à marée basse. C’est un chien qui vibre de tout son corps, de tout son coeur et dont les émotions se déversent en trombe. Le chien de berger c’est un trésor de fidélité et de bravoure. C’est magnifique dedans et dehors mais c’est aussi exigeant et complexe. Le chien de berger, c’est un grand hypersensible couramment abandonné car ses excès finissent souvent par avoir raison de la patience des humains. Il détruit tout, il salit tout, il n’écoute rien, il n’en fait qu’à sa tête… s’il ne trouve pas son berger juste et bon qu’il suivra au bout du monde. 

Border, australien, allemand, belge, français ou suisse… Ça galope, ça poursuit, ça chasse, ça se bagarre pour jouer, ça joue pour se bagarrer. C’est bourré d’émotions qu’il apprend à contrôler toute sa vie si le privilège lui est offert de pouvoir être sans contrôle régulièrement. 

Si vous accompagnez un chien de berger et qu’il a droit à cette vie-là, si en parallèle dans son foyer il a de quoi se poser, se sécuriser, manger correctement, mastiquer et être profondément respecté et reconnu dans ses émotions, vous aurez tout compris et surtout, vous aurez tout gagné. La relation avec un chien de berger se situe au bout d’un chemin non carrossable. Le lien se construit avec le temps et son éducation ne devra prioriser que deux points essentiels : ses autocontrôles et l’installation d’une relation de confiance forte. Votre chien de berger vous verra alors comme une grande source de richesses et de paix, un exemple à suivre, un repère. Votre chien de berger aura trouvé son berger, cet être essentiel à sa vie et qui manque à tant d’individus du même type. 

Mais… Si la liberté, le lien solide et la dépense physique saine n’existent pas pour lui, il deviendra ingérable. Le chien de berger c’est tout et son contraire. C’est la vie qui déborde, souvent pleine de missions inaccomplies, de velléités méprisées, de frustrations non tolérées. Alors il se transforme en une version incontrôlée et incontrôlable de lui-même. Je ne tiens pas à mâcher mes mots, ce ne serait pas dans son intérêt. L’instinct est souvent plus fort que tout et rares sont les lignées qui n’en n’ont plus. Le chien de berger n’est pas sur Terre pour composer avec vous de facto et enfiler des perles en vous attendant. C’est à celui qui l’adopte d’assumer qui il a adopté. S’il est malheureux, il vous le fera payer. Ce ne sera jamais intentionnel car le chien n’est pas comme ça. Mais il ne sera pas disposé à respecter votre foyer, vos demandes, votre entourage. Vous serez inadaptés l’un à l’autre et il finira par vous mordre ou par blesser quelqu’un. 

La suite on la connait tous… 

N’adoptez pas un chien de berger si vous ne vous sentez pas prêt à faire avec lui ce cheminement parsemé de hauts et de bas, de réussites et d’échecs, de crises de nerfs et de grands moments de bonheur. Changez d’avis si vous savez que vous ne pourrez pas l’accompagner régulièrement dans de belles aventures ou si vous pressentez que vous n’aurez pas la patience requise. Après tout ce n’est pas grave. Cela ne fera pas de vous quelqu’un de moins intéressant ou de moins méritant. Au contraire, vous serez quelqu’un qui sait ce qu’il ne veut pas et surtout, une personne qui connaît bien ses limites. C’est plus que la plupart des gens vous savez. C’est très respectable. Et surtout, vous éviterez de punir quelqu’un qui à la base, ne vous avait rien demandé. 

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(mensuelle)

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