La guidance

Je vois des gardiens qui veulent éviter toute frustration à leur chiot. Je les écoute m’expliquer qu’il est important que leur jeune chien soit libre de prendre toutes les décisions qu’il veut, pour se construire. Comme pour faire un pied-de-nez à l’éducation coercitive, on m’apprend qu’en promenade le chien doit toujours être en liberté, même s’il n’est manifestement pas prêt. Je constate que cette liberté consiste surtout pour le gardien à se promener tranquillement pendant que son chien évolue seul, hors de sa vue et de sa portée, sans accompagnement ni protection.

J’observe une difficulté réelle à opposer des limites à son chien, à lui faire savoir qu’on n’est pas d’accord avec lui. N’est-on pas censés incarner une figure d’exemple ? Le chien n’apprend-il pas énormément par imitation ? Comment se positionnera-t-il si le gardien n’est pas lui-même positionné ? Je sens pourtant ce gardien mal à l’aise dans sa responsabilité d’encadrement et de guidance. Les conduites sont hésitantes et plaquées, jusqu’à la manière dont il s’adresse à son chien.

(Extrait du livre “L’éducation du chien · de l’enfant : une analogie taboue ?”)


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(mensuelle)

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