On emploie souvent des termes édulcorés pour parler de décisions qui ne le sont pas. Pourtant, appeler les choses par leur nom leur confère du sens.
Un chien n’est pas “endormi” : il est euthanasié, car un chien endormi est vivant.
Un chien “replacé” est, pour lui, abandonné.
Même si ces réalités peuvent s’avérer nécessaires dans certains cas, notamment pour des raisons médicales ou lorsque l’environnement est totalement inadapté, sans aucune possibilité de changement, les adoucir par le langage ne les rend pas moins lourdes de conséquences.
Utiliser les mots justes n’est pas être brutal, c’est être lucide.
C’est aussi une façon d’assumer pleinement ses choix et de ne pas se réfugier derrière des euphémismes confortables.
Nommer clairement les choses, c’est commencer à en mesurer la portée. Et en toute amitié, si l’euthanasie d’un chien est nécessaire pour des raisons médicales, employer le terme juste participera au cheminement du deuil, car la décision est lucide et assumée.
Pour les euthanasies et replacements de convenance, tenter d’adoucir la mesure en modifiant le vocabulaire ne rend pas la décision plus justifiée.