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Montre-moi comment tu traites ton chien et je te dirai qui il deviendra

Un malinois de plus… qui vit avec un collier torquatus autour du cou depuis l’âge de six mois parce que la norme professionnelle est encore d’estimer que c’est indispensable « avec ce type de chien ». 

  • Indispensable alors que le malinois est un adolescent en pleine croissance physique et en plein développement personnel (oui, justement, il faut le briser dans l’oeuf).  
  • Indispensable surtout parce que sans torquatus, sans collier étrangleur ou sans collier électrique, rares sont les humains qui parviendront à trouver la guidance, dans la justesse et l’équité, avec le malinois et avec tous ces chiens en manque de sécurisation personnelle et affective. 

Un délit de faciès de plus, du racisme canin décomplexé, des jugements à l’emporte-pièce et surtout, beaucoup d’incompétence et de fébrilités humaines. 

Et puis ensuite, dans la logique des Thénardiers de l’éducation canine, il y a la fameuse boîte à cailloux avec laquelle on terrorise les malinois, et les voyous dans leur genre. Elle aussi s’est avérée nécessaire parce que notre jeune malinois s’agite un peu trop en laisse, parce qu’il n’obéit pas immédiatement à des ordres sans rapport avec ce qu’il vit au quotidien, parce qu’il n’écoute rien, saute, aboie, se montre excitable dans des contextes favorisant son excitation.  

  • Montre-moi où tu emmènes ton chien, et je te dirai comment il s’adaptera. 
  • Montre-moi comment tu traites ton chien, et je dirai qui il deviendra. 
  • Montre-moi quelle perception tu as de ton chien, et je te dirai quelle sera votre relation. 

Un jour, notre malinois est devenu adulte. 

Et là, le ton a changé. 

À la vue d’un énième chien croisé de beaucoup trop près sur un chemin beaucoup trop étroit, et tiraillé en laisse courte avec supplément d’étranglement, notre malou a brutalement redirigé son excitation et mordu l’avant-bras de son gardien. 

Le coup classique. 

Le traumatisme humain est grand, inversement proportionnel au bien-être du chien. 

Pendant trop longtemps, ce chien a associé toutes les expériences vécues avec son gardien à la douleur ressentie autour de son cou, au stress de celui qui est sensé le guider, à cette désagréable sensation de n’avoir aucune marge de manoeuvre quoi qu’il vive, au sentiment d’échec permanent.  

Ces mauvaises expériences, ces émotions aversives, il les a ancrées. Il s’est construit avec elles. 

L’excitabilité dans les contextes du quotidien est un tempérament qui s’apprend grâce à un cumul d’expériences stressantes. À l’inverse, le calme est induit par l’environnement. 

  • Dis-moi à quoi tu confrontes ton chien et je te dirai ce qu’il ne parviendra jamais à surmonter. 
  • Dis-moi où tu décides désormais d’emmener ton chien, et je te dirai à quel point il pourra se sentir mieux et apprendre à se calmer. 

Par cette publication, je dénonce les maltraitances perpétrées sans inquiétude par des professionnels qui enseignent aux particuliers que l’éducation canine consiste en de tels traitements indignes et immersifs, et qu’éduquer un chien signifie lui imposer des expériences qu’il n’est pas du tout prêt à vivre. 

Éduquer ce n’est pas ça. 

Éduquer c’est comprendre son chien, l’élever, le développer, créer de la confiance, favoriser le bien-être, le placer en situation de réussite, aller vers l’adaptabilité de manière progressive. 

Quand vous acceptez qu’on maltraite votre chien, vous vous maltraitez vous-même et vous vous rendez complice de la maltraitance. Il vous faudra du temps pour vous le pardonner. 

Ne vous infligez pas ça.  😉

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(mensuelle)

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