Toi aussi, tu fais ça ?!

À l’attention des personnes qui vivent avec un chien…

Tu possèdes une quantité astronomique de sacs à crottes différents, mais tu n’en as jamais quand il faut.

Tu es capable de reconnaître ton chien à son aboiement, même de loin.

Tu dis « tu veux sortir » ou « tu veux rentrer ? » et tu attends vraiment une réponse (car oui, ton chien te parle).

Tu vérifie ses crottes, très attentivement, tu les juges, les soupèses, tu vérifies si la matière est louable, tu les prends en photo.

Tu le boudes quand il fait une fugue de chasse (il s’en fout total mais toi, ça te fait du bien).

Tu demandes aux autres de ne pas faire trop de bruit le matin car ton vieux chien (ou ton chiot) dort encore.

Tu n’aimes pas quand les gens se plaignent de ses poils qu’il laisse sur leurs vêtements.

Quand tu sors avec lui à 22h et que tu croises quelqu’un, tu as honte de ton look improbable, entre le yéti moderne et le clochard.

Tu prends plus de photos de ton chien que de tes enfants (parce que lui au moins, il se laisse faire, et pas parce que tu les aimes moins, mauvaises langues).

Tu as envie de pleurer quand tu prends conscience qu’il réussit à faire facilement quelque chose qu’il n’arrivait pas du tout à faire avant (comme ne plus avoir envie de bouffer tous les chiens qui passent ou ne plus s’élancer sur les voitures).

Tu n’aimes pas quand les gens disent « le chien » pour parler de ton chien au lieu de dire son prénom. Moi je ne dis pas “l’humain” pour parler de toi.

Parfois tu le regardes en train d’observer curieusement des gens, et tu te dis qu’il doit sûrement penser qu’ils sont fous, alors qu’en vrai, c’est toi qui le penses.

Tu n’aimes pas qu’on te parle trop quand tu te promènes avec ton chien, et donc, tu préviens toujours avant la personne qui veut t’accompagner.

Tu dis des phrases louches comme « laisse le caca tranquille » ou « fais voir ce que tu as dans la bouche » ou « arrête de me lécher pieds » ou « viens me faire sentir ton haleine ».  

Ton chien a le pouvoir d’exclure définitivement quelqu’un de chez toi (la personne qui le traite comme une peluche, qui ne gère pas son enfant, qui se plaint de sa présence ou de son odeur ou qui croit qu’elle sait y faire avec les chiens, y compris le tien…).

Tu te dis souvent que c’est dur d’aimer son chien et de devoir supporter les banalités déconcertantes qu’on peut entendre ou subir au quotidien le concernant.

Est-ce que tu penses à d’autres comportements bizarres pour les autres mais qui finissent par devenir normaux quand on vit avec un chien ?

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(mensuelle)

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