La peur n’est pas un comportement volontaire consciemment choisi par le chien. C’est un état émotionnel imposé par l’environnement et physiologiquement déclenché par des circuits de survie.
D’un point de vue neurobiologique, lorsqu’un chien a peur, plusieurs structures sont impliquées, notamment l’amygdale, le système limbique, l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et les systèmes neurovégétatifs. Le cerveau est alors orienté vers la gestion d’un élément ou d’une situation perçue comme une menace.
Dans cet état, le chien ne provoque pas stratégiquement sa peur pour obtenir l’attention humaine.
Il la subit.
Il est donc impossible de renforcer la peur d’un chien en le rassurant. Nous ne ferons que l’apaiser momentanément.
Et c’est nécessaire.
Mais pour pouvoir agir sur elle en profondeur et l’amener à diminuer de manière pérenne, il faudra comprendre les racines de cette peur, mettre en place les conditions environnementales adéquates, comprendre la subjectivité du chien en présence, rajouter du plaisir en présence du stresseur, modifier nos perceptions et sans doute renforcer la relation qui nous unit à lui.
La rassurance est indispensable et ne renforce pas la peur. Mais elle n’est jamais suffisante.