15 raisons qui expliquent que je ne progresse pas avec mon chien

1- J’applique les conseils que je glane sur Internet.

En voulant des « astuces » rapides et gratuites, je calque sur mon chien des principes vagues et souvent inadaptés ou amateurs, sans comprendre qu’il a sans doute besoin que son cas personnel soit analysé par un professionnel expérimenté et formé.

2- Je cherche toujours quelque chose à faire.

Dès qu’une difficulté apparaît, je veux intervenir, détourner, demander, récompenser, empêcher… alors que mon chien a surtout besoin que je lui laisse du temps, de l’espace et la possibilité d’observer et de traiter lentement ce qui se passe, sans injonction.

3- Je veux accomplir seul·e des choses que d’autres ont mis des mois à comprendre.

Je n’ai pas saisi qu’aider sérieusement un chien sur ses difficultés personnelles demande des compétences et de l’expérience, et que dans cette démarche, j’ai moi-même besoin d’être encadré·e et soutenu·e.

4- Je veux aller trop vite.

Je cherche des résultats immédiats et je considère chaque petit retour en arrière comme un grand échec. Je ne comprends pas que le changement n’est pas linéaire et que mon chien a besoin de temps pour apprendre, comprendre, expérimenter et retrouver de la sécurité.

5- J’occulte toujours l’essentiel.

Genèse, sphère émotionnelle, subjectivité,  communication, relation, bien-être… Je reste aveuglé·e par l’éducation et dans quasiment tous les cas, le problème n’est pas éducatif.

6- Je confonds progrès et disparition du comportement.

Je mesure les progrès uniquement à l’aune de ce que mon chien « ne fait plus ». Pourtant, mon chien peut « faire encore » tout en ayant progressé dans son intelligence émotionnelle, sa capacité à communiquer ou son autonomie.

7- Je suis un·e adepte de l’éducation canine en ligne

Je crois que les protocoles universels vont aider mon chien alors qu’ils occultent totalement son individualité et sa sensibilité. Ils le mécanisent. J’ai vraiment besoin de prendre conscience que la standardisation du vivant est aussi un fléau pour le chien.

8- Je n’applique pas les conseils de mon coach.

Mes croyances, mes envies, ma vision des choses, mon besoin de contrôle sont plus forts que tout et je n’arrive pas à lui faire confiance.

9- J’ai peur du jugement des autres.

Toutes mes décisions sont biaisées par ce que les autres personnes pourraient en penser. J’ai besoin de gagner en confiance et en autonomie dans l’environnement car les autres en font partie.

10- Je ne crois pas en mon chien et moi.

Dans le fond, je pense que rien n’ira jamais mieux. Je suis rongé·e par le pessimisme et donc, englué·e dans le sentiment d’échec. Plus que quiconque, j’ai besoin du soutien d’un coach personnel pour m’amener à faire l’expérience du contraire.

11- J’ai beaucoup de peurs

Je perçois l’environnement naturel comme un danger. Tout est une menace pour la santé de mon chien et je l’empêche de tout. Dans ces conditions, il m’est impossible de travailler sur quoi que ce soit car mon chien a besoin de cet environnement pour aller mieux.

12- Je veux régler le problème sans me préoccuper du quotidien.

Je cherche une technique pour résoudre une difficulté alors que les habitudes de vie entretiennent cette difficulté chaque jour. Je n’ai pas saisi que tant que le contexte ne changera pas, demander à mon chien de changer seul est tout bonnement impossible.

13- Je ne prends pas suffisamment soin de moi.

Je suis épuisé·e, inquiet·e, découragé·e ou constamment sur le qui-vive. Or mon propre état physique et mental influence ma manière d’observer, de décider et d’accompagner mon chien. Parfois, progresser commence par retrouver un peu de disponibilité.

14- Je ne vois pas les petits progrès

Je cherche des changements spectaculaires et je ne remarque pas les micro-évolutions : un corps plus souple, une réaction moins intense, un regard différent, une récupération plus rapide, une hésitation avant de réagir, une meilleure capacité à s’éloigner, une exploration plus libre… Je passe à côté des véritables indicateurs de progression.

15- Je prends personnellement les réactions de mon chien.

Quand il n’écoute pas, quand il réagit et ne se calme pas, je le vis comme un échec personnel ou un manque de respect. Cette charge émotionnelle m’empêche de regarder objectivement la situation.

Pour la majeure partie des binômes humain·e-chien, ces problématiques sont centrales, quelle que soit la difficulté. Si une tierce personne expérimentée n’intervient pas, il est souvent impossible d’en sortir seul·e, pour des questions d’objectivité. Les véritables causes des problèmes sont invisibles quand on se trouve impliqué·e dedans. Faites appel à un coach personnel. 😉

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(mensuelle)

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