Dans la quête de l’adaptabilité du chien à un environnement souvent sensible, il me semble important d’aider le chien à accéder à la connaissance de soi. Un chien dont les besoins d’évitement (par exemple) sont respectés depuis toujours, connaît ses besoins et sait mieux que personne ce qu’il doit faire pour s’adapter à la situation qui le gêne. Il la vivra donc de mieux en mieux en grandissant.
À l’inverse, un chien dont les besoins d’évitement sont méprisés, ne sait plus comment s’adapter, perd sa compétence et change de stratégie adaptative (pour une autre souvent bien plus problématique).
Connaissance de soi et adaptabilité sont donc indissociables.
Alors, rechercher l’adaptabilité du chien à l’environnement par l’obéissance et sans jamais observer ses stratégies premières est une impasse dans laquelle tombent beaucoup de gardiens. C’est un peu comme s’obstiner à vouloir faire rentrer un carré dans un rond…
Dans ce chapitre, développons ensemble comment y parvenir.
(Extrait du livre “L’éducation du chien · de l’enfant : une analogie taboue ?”)
